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Tract 8 fevrier

CONTRE LE PROJET DU MEDEF ET DE LA DROITE... UNE RIPOSTE ALTERNATIVE

Le tract est à votre disposition ici: (format .pdf)



Citoyens dépossédés de leur choix de société au nom de la toute puissance de l’économie, salariés précarisés et droits sociaux remis en cause au nom des dogmes libéraux, marchandisation de tous les aspects de la vie, moyens d’information toujours plus étroitement contrôlés par les grandes entreprises...

Tel est le programme, inavouable, du MEDEF et de ses commis politiques de Droite. Ce programme est mis en œuvre méthodiquement, au nom de la flexibilité, de la compétitivité, si nécessaire de l’Europe…

Le refus de cette politique, de la société qu’elle prépare, doit être global.

Fédérer les résistances et alternatives partielles, de la réappropriation publique de l’eau par certaines collectivités territoriales à la reprise par les salariés d’entreprises liquidées par la finance , en passant les résistances contre la casse des services publics ou par des modes de consommation alternatifs.

Dépasser les divisions entre salariés encore protégés, chômeurs et précaires, entre public et privé, défendre le droit de grève. Agir tous ensemble pour faire reculer les projets du patronat et du gouvernement, leur opposer des droits fondamentaux, au travail, à la santé, à l’éducation, au logement…. Préparer la victoire du non au traité constitutionnel libéral européen par le plus large rassemblement pour un non de gauche, un non européen, un non anticapitaliste.

Dévoiler et battre en brèche le projet du MEDEF, travailler à une alternative.

Tels sont les combats à venir.


une riposte alternative

L’unité la plus large est nécessaire pour s’opposer à l’offensive du MEDEF et du gouvernement et à la destruction sociale à laquelle elle aboutit. L’union et l’action sont indispensables, elles seront efficaces si nous comprenons bien la logique en œuvre et sommes en mesure d’apporter des réponses alternatives.

En même temps que la remise en cause de la réduction du temps de travail, s’avance la casse du Code du travail et se développe la précarisation du salariat.

Les confédérations syndicales ont alerté sur les conséquences des rapports de Virville et Camdessus, mais un travail d’explication en profondeur sur les risques que fait courir leur mise en œuvre n’a pas été fait. Ce qui nous menace, c’est une société de la précarité généralisée. Cette précarisation pèse d’un poids écrasant sur les capacités d’action du monde du travail. Le MEDEF a déjà atteint une partie de son objectif : vider le contrat salarial de son sens en le limitant au paiement du temps de travail productif. Les « bénéficiaires » du RMA sont les cobayes de cette politique, avec une réduction des droits à la retraite nou à la Sécurité sociale, un modèle qui pourrait demain toucher une grande partie du monde du travail.

Quand le patronat dispose d’une main d’œuvre corvéable à merci, quand les chômeurs et précaires se comptent pas millions, l’action pour l’augmentation du pouvoir d’achat s’en trouve fragilisée. C‘est particulièrement vrai pour les jeunes entrant sur le marché de l’emploi.

De même, le SMIC tend à ne plus être un plancher pour les salaires mais à devenir le salaire de référence dans de nombreux secteurs, et les salaires de 16% des salarié-e-s sont inférieurs au SMIC (pour l’essentiel des femmes employées à temps partiel).

Pour donner une base solide à la contre-offensive sociale, les Alternatifs proposent plusieurs priorités

- Réduction du temps de travail pour pouvoir travailler toutes et tous et vivre mieux. Ce combat a été depuis plus d’un siècle celui des salariés, il doit continuer

- Lutte contre la hausse des loyers qui touche en priorité les couches populaires, et désormais une partie des classes moyennes

- Augmentation des minima sociaux, afin que personne ne vive avec un revenu inférieur au SMIC. C’est un moyen essentiel pour desserrer la pression à la baisse des salaires, pas un acte de charité mais un objectif nécessaire pour l’ensemble du monde du travail

Jean-Jacques Boislaroussie

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