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Communiqué 22 décembre

GUERRE AU CHOMAGE ET A LA PRECARISATION,
PAS AUX CHOMEURS !

Face à des pouvoirs économiques et politiques qui veulent une main d'oeuvre corvéable à merci, l'urgence c'est droit à l'emploi et le partage des richesses. Aucun syndicat se réclamant d'une solidarité élémentaire ne peut accepter de nouveaux reculs sociaux pour les chômeurs.

La politique de répression envers les chômeurs et précaires s'amplifie. Elle contraint ceux ci au travail obligatoire, sans considération de leur niveau de formation . Quiconque refusera un emploi "compatible" perdra 20% des allocations au premier refus, 50% au second.

Le RMA invente le travail quasiment sans salaire; et le Contrat Nouvelle Embauche (CNE) maintient le salarié sous l'épée de Damoclès du licenciement. Le rêve des libéraux c'est le retour du « journalier » : pas de charges sociales, paiement à la tâche.

Comme si cela ne suffisait pas, le patronat ouvre la renégociation de la convention Unedic en proposant de réduire la durée d'indemnisation du chômage pour les 50% qui y ont -encore- droit. L'effet d'annonce statistique de cette politique se paie au prix fort par plus de pauvreté, de travailleurs condamnés à la misère. Avec les mêmes conséquences qu'en Allemagne avec Hartz IV : la légère baisse du chômage va de pair avec la hausse du nombre de Rmistes et de petits boulots.


NI PAUVRETE NI CHOMAGE : UN EMPLOI OU UN REVENU !

Avec les organisations de chômeurs nous réclamons une hausse des minima sociaux à hauteur du SMIC. Une telle mesure contribuerait à redonner à ce dernier son rôle de niveau plancher des salaires. Elle favoriserait la remobilisation sociale. A travers cette revendication nous affirmons également le droit des chômeurs et précaires à une vie digne soit par l'emploi, soit par un revenu. Nous ne réclamons pas l'aumône à ceux qui se font les marchands de misère. Pour le MEDEF et le Gouvernement, l'indice de « bonne santé » de l'économie telle qu'elle fonctionne aujourd'hui est moins le PIB que le développement des emplois intérimaires.

Aussi nous nous battrons pour taxer les entreprises fortes « utilisatrices » d'intérimaires, de stagiaires non payés ou d'emplois aux horaires éclatés...

S'l y a des mesures d'exception à prendre, ce n'est pas contre les prétendues "classes dangereuses", mais pour en finir avec les logements hors de prix, les licenciements pour engraisser les actionnaires, l'humiliation de devoir se vendre pour pouvoir travailler. Dans la guerre contre la misère et le chômage la solidarité entre les salariés, chômeurs et précaires est essentielle. Et tout projet alternatif, pour être crédible et dynamique, doit se fixer comme but l'abolition du chômage.

Jean Jacques Boislaroussie

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