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Communiqué des Alternatifs le 29 mai 2003

LUTTER ET RASSEMBLER

Plus que jamais, l’heure est à l’extension de la mobilisation, dans tous les secteurs, publics et privés, pour défendre les retraites et les services publics.

Les jours qui viennent vont, sans doute, être décisifs. Le succès de la journée du 25 mai démontre qu’il est vraiment possible de contraindre Fillon et Raffarin à ravaler leur morgue.
Alors qu’ils cèdent ou qu’ils partent !

Deux leçons peuvent être tirées du mouvement en cours : La priorité des mobilisations sociales pour changer l’ordre des choses La nécessité de réponses politiques pour donner un contenu offensif, alternatif aux mobilisations.
Ainsi les questions du partage des richesses et d’une appropriation sociale des services publics sont, de notre point de vue, au cœur d’un contre-projet offensif.

La question du débouché politique est plus complexe. Pour les Alternatifs, les vieilles hiérarchies entre mouvements politiques et mouvements sociaux sont obsolètes et la vision d’une articulation harmonieuse entre champ social et champ politique réductrice.
Des zones de recoupement, de conflit parfois, existent, et il faut imaginer des échanges, des élaborations communes comme celles qui se construisent dans le mouvement altermondialiste.

Mais des réponses ne contournant pas les échéances politiques, par exemple celles de 2004, doivent également être trouvées.
Les Alternatifs ont lancé l’appel « Rassembler pour 2004 » afin d’engager une dynamique de convergence politique à gauche du PS. Cet appel s’adresse à la LCR, au PCF, aux Verts, aux collectifs locaux et citoyens.

Nous n’avons pas l’illusion qu’une formation commune soit à l’ordre du jour, même à moyen terme. En revanche nous appelons à débattre, à agir en commun, à vérifier les convergences possibles afin d’échapper à la bipolarisation entre une droite dure et une gauche molle, à contrecarrer la mise hors du jeu politique de pans entiers de la jeunesse et des couches populaires, à esquisser un projet alternatif, féministe, solidaire pour un autre mode de développement.

Les forces politiques à gauche du PS n’ont pas l’exclusivité de ces combats, mais la responsabilité de donner, ensemble, un signe d’espoir.

  Jean-Jacques Boislaroussie

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