QUI SONT LES ALTERNATIFS ? 
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Chômage, précarité, exclusion et pauvreté, inégalités homme/femmes, guerres... Le monde reste à transformer. La mondialisation capitaliste marginalise des millions de personnes et met en péril l'équilibre écologique de la planète. Nous voulons un autre monde! Il se construit de mobilisations en forum sociaux. Nombreux sont celles et ceux qui veulent agir pour un monde meilleur. Nous affirmons qu'il est possible de construire une gauche alternative pour une nouvelle société, égalitaire, féministe, écologiste et autogestionnaire.
 

LE MANIFESTE
1 - Le monde reste à transformer
2 - S'appuyer sur les espoirs de changement
3 - Une nouvelle société implique une révolution économique et sociale
4 - Une nouvelle famille politique : les alternatifs

 

L'histoire n'est pas finie. La justice sociale, un nouveau modèle de développement, l'égalité des droits, une démocratie active: autant de raisons de s'engager pour faire du neuf. Nombreux sont ceux qui, tout en s'interrogeant sur les changements possibles, sont prêts à bouger pour permettre un monde meilleur. Les alternatifs font le pari qu'il est possible de construire une nouvelle société, socialiste, écologiste, autogestionnaire. Ils se rassemblent et créent un nouveau mouvement politique.

1 - Le monde reste à transformer.

Pour beaucoup, il devient de plus en plus difficile d'assurer une existence digne et heureuse, de vivre, voire de survivre. Dans notre pays, le chômage, la précarité, l'exclusion et la pauvreté atteignent la société dans ses profondeurs, l'égalité n'est toujours pas acquise aux femmes, l'avenir de beaucoup de jeunes est sacrifié, l'étranger reste un bouc-émissaire. La répartition des biens demeure profondément injuste, les inégalités se reproduisent d'une génération à l'autre, s'accentuent entre pays.
L'uniformisation culturelle bride l'expression et la créativité. Partout sur la planète, la mondialisation capitaliste précarise les situations humaines, marginalise des populations, voire des continents entiers. Ces injustices font violence aux individus et les fragilisent.
Cynisme pour les uns, fatalisme pour les autres, violence pour tous, telles sont les images qui circulent, à la même vitesse que les capitaux eux-mêmes, et que les médias dispensent à profusion.
A ce jour, les politiques qui se veulent sociales agissent plus sur les effets que sur les causes. On ne combat pas le chômage, on essaie d'en atténuer les conséquences ou de troquer son recul contre une banalisation de la pauvreté.
Aujourd'hui, la loi du plus fort a pris un nouveau visage, mais reste la règle au plan mondial même si elle s'habille des principes d'universalité et d'objectifs humanitaires. Ce «nouvel ordre» n'est que l'empire du désordre où les pays et les peuples subissent, au gré des dominations, les expéditions militaires et les déchirements internes.
Parallèlement, la mise en danger de la biosphère, le gaspillage des ressources, la montée des pollutions se poursuivent. La marche folle du productivisme saccage les paysages, dégrade l'eau, l'air, accumule les déchets, manipule nos aliments, peut provoquer des bouleversements climatiques redoutables, est déjà la cause de dégâts écologiques irréversibles.

Voilà ce qu'il faut changer !

Aujourd'hui, c'est la politique tout entière qui est en crise. Pour sa part, la "gauche plurielle, en acceptant les principales règles du jeu du libéralisme, ne peut améliorer la situation qu'à la marge. Elle ne propose que des demi-mesures, sans offrir de perspectives. Les citoyens en arrivent même à s'interroger sur l'utilité de la politique...
Les alternatifs refusent tout discours de la fatalité, de la contrainte inexorable. Le véritable défi politique, celui de s'affronter aux formidables risques et promesses des mutations de la société mondiale, celui de se confronter à la mise en cause et au dépassement du capitalisme, ce défi-là ne peut être relevé par la gauche classique, même rénovée.

Il faut faire vivre un nouveau projet !

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2 - S'appuyer sur les espoirs de changement

Etre alternatif, c'est chercher à identifier le positif, saisir, soutenir et impulser ce qui tend vers une vie humaine plus libre, solidaire et généreuse. C'est proposer des réponses concrètes, agir pour des réformes profondes et durables, développer des contre-pouvoirs, préparer les ruptures sociales et institutionnelles indispensables.
Révolution lente, mais incisive, intelligente, chaleureuse, tenace. Des points d'appui, des évolutions encourageantes existent sur de nombreux terrains :

la mondialisation, c'est aussi l'émergence d'une humanité-monde qui peut être plurielle et solidaire à la fois, affirmant la liberté de circulation et d'installation, éprise d'échanges mutuels, de désarmement et de paix.

l'action politique, c'est aussi le développement d'une nouvelle civilité, qui offre à chacun la possibilité d'exprimer son point de vue et sa créativité ; c'est donc le refus de la corruption, des combinaisons politiciennes et des pratiques autoritaires. 
l'action politique, c'est aussi le développement d'une nouvelle civilité, qui offre à chacun la possibilité d'exprimer son point de vue et sa créativité ; c'est donc le refus de la corruption, des combinaisons politiciennes et des pratiques autoritaires. 
l'émergence d'un champ associatif engagé dans des combats divers (emploi, logement, proximité...), c'est aussi le renouvellement des pratiques démocratiques au quotidien.
la résistance des salariés à l'exploitation, c'est aussi, dans l'entreprise et en liaison avec les consommateurs et les usagers, l'exigence et la mise en oeuvre d'un contrôle des décisions. 
la lutte contre les risques écologiques, c'est aussi l'instauration d'un nouveau rapport à la nature, considérant son respect comme essentiel pour notre propre vie. C'est encore une autre manière de gérer les ressources et de penser l'innovation technologique.
la révolution du temps libre, la réduction massive du temps de travail, sont aussi une formidable opportunité de remettre en cause les divisions archaïques du travail, autant professionnelles que domestiques, de bousculer les partages de responsabilité, de favoriser l'émancipation. 

Voilà les enjeux multiples d'une véritable alternative, articulant égalité et diversité: égalité des droits et diversité des modes de vie.
Les mobilisations actuelles sont l'expression de cette richesse: citoyenneté à l'école, dans l'entreprise, droit des femmes, parité hommes-femmes, pleins droits pour les sans (sans-papiers, sans-toit, sans-travail), les étrangers, reconnaissance des cultures régionales, nouvelles libertés individuelles..., partout les citoyens en mouvement démontrent leur capacité à prendre leurs affaires en mains. Cela doit s'inscrire dans un projet de société qui élargit la conception de la citoyenneté.
Il faut inventer cette nouvelle démocratie où tous participent aux décisions, et bénéficient des droits essentiels sans lesquels il n'est pas de citoyenneté réelle : emploi, revenu décent garanti, logement, santé, éducation,..., La revitalisation de la vie publique suppose de faire vivre la citoyenneté de proximité et de démocratiser les institutions à tous les niveaux : de la commune à l'ONU.

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3 - Une nouvelle société implique une révolution économique et sociale

Les mouvements sociaux, dans leur pluralité, sont porteurs d'aspirations nouvelles, ils sont les forces vivantes du changement, les points d'appui d'un projet de société. Les alternatifs veulent combiner leurs revendications, associer les enseingements du mouvement ouvrier et ceux de l'écologie, du féminisme, des mouvements de la jeunesse, des exclus, de l'antiracisme, de l'antifascisme, de la solidarité internationale...
A travers une démarche de démocratie citoyenne, les alternatifs se donnent pour objectif d'aider à construire les bases d'un système politique où les modes de production et de répartition des richesses seront un outil de développement, de la justice sociale, de l'écologie et de la solidarité.

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4 - Une nouvelle famille politique : les alternatifs

Par ce Manifeste, nous engageons un processus, la création d'une force politique qui mette au centre de sa pensée, de son organisation, de son action et de sa participation aux échéances électorales la recherche d'une alternative globale ; une force qui choisit de porter un projet neuf de société, comme une utopie réaliste ; une force, dynamique, innovante et autonome, qui vit, pense, agit par elle-même.
Nous voulons lier les "grands" problèmes (comme le chômage ou le développement durable...), et le quotidien. Il n'y a pas de "grande" ou de "petite" lutte, toutes donnent sens au projet alternatif.
Les pratiques du nouveau mouvement seront en conformité avec les principes qu'il défend : respect des idées de chaque individu, encouragement permanent aux débats, souci du "tous ensemble", pour comprendre et affronter solidairement les mutations du monde actuel.
Nous sommes persuadés que, si une force politique doit être organisée, elle doit aussi rester ouverte, évolutive, soucieuse de dialogue, perméable aux multiples influences et formes de luttes que la vie sociale génère.


Pratiquer la politique de manière nouvelle ne sera pas, pour nous, un vain mot !

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