Les Alternatifs
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Communiqué des Alternatifs

Au Chili comme ailleurs l’Education n’est pas à vendre !

Le 8 août 2011

Depuis bientôt trois mois, étudiants, lycéens et enseignants manifestent dans les rues des principales villes du Chili pour exiger des moyens accrus pour l’Education publique, protester contre l’augmentation vertigineuse des frais d’inscription à l’Université et exiger que « le droit à l’éducation » soit inscrit dans la constitution chilienne. Ce pays est en effet le second pays au monde où étudier coûte le plus cher et pour poursuivre leurs études, les étudiants se voient dans l’obligation de s’endetter sur de très longues périodes pour le plus grand bénéfice des banques et organismes créanciers et certains cursus universitaires sont de fait réservés aux étudiants les plus riches.


Cette politique ultralibérale en matière éducative et qui se déploie de plus en plus à l’échelle internationale ( à travers par exemple le processus de Bologne et la stratégie de Lisbonne en Europe) s’inscrit au Chili dans un système hérité de la dictature de Pinochet qui n’a jamais été transformé au cours des vingt années de gouvernement des partis de la Concertación.

Les étudiants organisés à la base et soutenus par 80% de la population manifestent par centaines de milliers et doivent désormais faire face à l’interdiction de manifester et à une répression de plus en plus musclée (plusieurs centaines d’arrestations pour la seule manifestation du 4 août), seules réponses du gouvernement du président Piñera fraichement remanié . Gouvernement aux abois puisque de nombreuses luttes salariales se développent également contre la précarité et l’austérité et que les mineurs de cuivre soutiennent la proposition des étudiants de nationalisation des mines pour financer les indispensables réformes du système éducatif.

Les Alternatifs apportent tout leur soutien aux luttes des étudiant-e-s pour une éducation de qualité, publique, gratuite et ouverte à tous-tes et appuient l’appel international lancé par des personnalités en soutien aux 34 étudiants chiliens en grève de la faim depuis deux semaines. Ils dénoncent fermement la répression engagée par le gouvernement chilien et l’instauration d’un quasi-état de siège.

HALTE A LA REPRESSION ! Le gouvernement chilien doit entendre les revendications de la jeunesse et du peuple.



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