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Consultation sur les élections européennes

Mode d’emploi pour le deuxième tour

Cette consultation est organisée pour une prise de position collective sur la participation des Alternatifs aux élections Européennes, à la suite du 1er tour dont les résultats sont rappelés dans le communiqué.


  Sommaire  

Les deux positions arrivées en tête restent soumises à un vote contradictoire :

  • Position B : Si l’unité de toute la gauche antilibérale ne se réalise pas, alliance des Alternatifs avec le NPA
  • Position C : Si l’unité de toute la gauche antilibérale ne se réalise pas, les Alternatifs ne se présentent pas aux élections Européennes.

Ces positions sont éclairées par deux textes collectifs, mais le vote porte sur les positions, et non sur les textes.

Seront pris en compte les votes exprimés. Votent les adhérent-e-s 2008 à jour et les nouveaux/velles adhérent-e-s 2009 dont la carte a été remontée et payée au National avant le 15 mars.

La Coordination incite fortement les Fédérations et Comités à organiser des débats autour des enjeux de ce vote, un choix qui nous engagera dans les mois à venir. Il serait très souhaitable que les contributions au débat qui paraîtront sur la liste mél (« Info » ou « Forum ») soient distribuées en introduction de ces réunions pour celles et ceux qui n’ont pas accès à internet, tout particulièrement celles issues de camarades partisans de la position A qui ne sera pas au second tour.

Les votes sont individuels.

Les Fédérations doivent remonter une liste nominale des votes sur le modèle de la page 4 du bulletin en pièce jointe.

Seul-e-s les adhérent-e-s isolé-e-s sont invité-e-s à utiliser le bulletin individuel (P4). Nous rappelons à ce sujet, qu’afin d’éviter toute contestation, aucun vote ne doit être pris par téléphone s’il n’est pas confirmé par écrit.

Les votes, bulletins individuels ou les votes collectés par la Fédération et comités, devront parvenir au National soit par la Poste, soit par fax, soit par mél, soit être apportés par les délégués à la coordination pour le SAMEDI 28 MARS 2009 à 10 h, délai de rigueur.

La coordination aura lieu le samedi 28 mars à 10 h au 40, rue de Malte, 75011 Paris. Elle permettra de prendre acte des votes du 2ème tour et de mettre en œuvre la décision des militants et militant-e-s.

La position qui aura réunie le plus de votes sera celle adoptée par le mouvement pour les élections Européennes.

Résultats par mels : contacts alternatifs.org

Fax : 01 43 57 64 50

 Position B

Faisons campagne POUR PORTER NOTRE PROJET

Une large majorité des adhérent-e-s s’est exprimée lors du premier vote pour une présence des Alternatifs aux élections européennes. Les résultats serrés de ce vote témoignent d’un débat sur le devenir de la gauche antilibérale/anticapitaliste et de l’écologie radicale qui dépasse de loin nos rangs.

Nous ne renonçons en rien au combat pour une unité large et durable à gauche du PS, ni à la perspective d’un bloc social et politique majoritaire pour la transformation sociale et écologique.

Aujourd’hui, le choix pour les Alternatifs est d’être présents et audibles dans la campagne pour les élections européennes, ou non.

La crise du système capitaliste et productiviste ouvre un nouveau cycle. Les colères sociales, l’envie de politique et d’alternatives, grandissent. Dans une telle conjoncture, nous devons porter nos propositions dans la société. La campagne Bové avait été une étape. Ces derniers mois, l’hypothèse de notre participation aux élections européennes a suscité l’intérêt de nos partenaires comme de larges couches militantes.

Le choix aujourd’hui est entre remettre en cause ces progrès ou franchir une nouvelle étape dans l’affirmation du mouvement dans le champ social et politique. Qui peut d’ailleurs croire que notre absence aux européennes créerait les conditions d’une plus forte présence dans les luttes ou aux prochaines régionales ?

La construction européenne est à un tournant : c’est un enjeu crucial pour le mouvement altermondialiste, pour tous les mouvements d’émancipation.

Notre courant se veut présent dans les luttes écologiques et sociales et dans les institutions.

Nous ne faisons pas de l’élection possible d’un-e député-e européen-ne le critère principal de notre choix. Mais il/elle serait un point d’appui pour tisser des liens avec les courants politiques et sociaux rouges et verts en Europe, comme pour les Alternatifs. De même, la participation militante à la campagne (sans doute remboursée) nous donnera des moyens d’intervention renforcés.

L’accord avec le NPA fait débat au sein du mouvement :

  • implantation militante inégale des partenaires
  • nécessité de l’affirmation des Alternatifs
  • importance de l’image d’Olivier Besancenot.

Les premières discussions avec le NPA et les propositions faites aux Alternatifs montrent que, contrairement aux craintes de certain-e-s camarades, le NPA souhaite et valorise notre présence.

Dans la campagne commune, nous défendrons notre projet rouge, vert, féministe, autogestionnaire, l’unité dans les luttes et une convergence large et durable de la gauche anticapitaliste/antilibérale et de l’écologie radicale.

Le choix des Alternatifs de s’engager dans la campagne est un facteur de renforcement pour l’ensemble du courant autogestionnaire et féministe, alternatif et écologiste. Il n’y a donc pas une position qui favoriserait la construction de la Fédération et une autre qui lui nuirait : dès à présent, diverses composantes ont fait état de choix différents (le Mai, ADS, Utopia…).

Le droit à l’objection doit être respecté, mais les Alternatifs auront besoin de toutes et tous pour la réussite de la campagne des européennes.

Jean-Jacques BOISLAROUSSIE (75)
Florence CIARAVOLA (06)
Mathieu COLLOGHAN (75)
Audrey ETIENNE (75)
Pierre HÉBERT (76)
JM FULLANA (32)
Sandrine LAVALLE (26)
Nathalie MARCU (93)
Rémy QUERBOUET (44)
Christophe TERRAS (83)

 Position C

Ainsi, aucune des trois motions n’a obtenu la majorité absolue : la répartition des voix (30% pour la motion A, 31% pour la motion B, 35 % pour la motion C), révèle l’incertitude des camarades quant au choix à faire.

Avant tout, nous sommes satisfaits que cette consultation se soit bien passée et que chacune des motions ait porté des arguments qui sont tous respectables.

Nous avons donc le choix entre la participation avec le NPA (choix B) ou, comme nous l’avons exprimé dans notre motion de premier tour, le CHOIX © de la non participation à ces élections européennes.

Un argument de nos camarades porte sur le fait que le NPA attache de l’importance à notre présence à son côté. Il en était de même pour le Front de gauche.

Si nous avons plusieurs « soupirants », cela provient de la place centrale que nous occupons dans la gauche de gauche de par notre positionnement rouge et vert. Au delà des considérations tactiques, le PCF/PG/GU comme le NPA comprennent que, sans nous, ils seront réduits à des listes principalement ancrées dans la tradition du mouvement communiste, focalisées sur la question sociale.

Raison de plus pour ne pas céder aux avances : seule l’unité large nous permettrait de travailler à une réorientation écologiste et autogestionnaire de la gauche.

En outre, choisir un « soupirant » nous place dans un camp, alors que ni l’un ni l’autre ne peuvent se prévaloir d’une attitude unitaire. Or ce genre de compétition laisse toujours des traces. Il suffit de se référer à certains échanges qui ont parfois « laissé à désirer » sur notre liste Internet, pour s’en convaincre.

Enfin n’oublions pas que la Fédération est une structure naissante, ce qui explique qu’aujourd’hui plusieurs de ses composantes font leur propre choix.

Certaines sont en effet tentées de rejoindre le Front de gauche ou l’ont déjà fait, d’autres, la grande majorité, ont choisi ou vont choisir la non participation.

Si la composante de la Fédération la plus structurée, les Alternatifs, faisait le choix de l’alliance avec le NPA, beaucoup de militants sincères d’une construction unitaire pourraient nous reprocher de rendre plus difficile cette construction pour « surfer sur la vague » protestataire.

Un tel vote ne permettrait de répondre en rien à l’inquiétude des populations qui subissent les conséquences de l’ébranlement du capitalisme, et ne porterait pas de propositions alternatives.

Concernant l’accord de partenariat pour ces élections avec le NPA, on peut penser à juste titre qu’il est honnête, qu’il pourrait permettre aux Alternatifs d’être présents. Les listes (sauf peut-être dans une région) seront cependant, malgré tous nos efforts, perçues comme celles du NPA ou même celle d’Olivier Besancenot.

Rappelons que le NPA à choisi de se construire sur une base que nous pouvons juger sectaire dans la mesure où elle lui sert à justifier le refus de toute alliance avec la majorité des forces de la gauche de gauche. C’est son droit mais nous le regrettons. Ce n’est pas l’adjonction des seuls Alternatifs qui suffira à infléchir cette stratégie.

Dans ces conditions la volonté du NPA de lier les européennes aux régionales nous pousse dans une impasse. Soit nous nous enfermons dans une alliance durable avec le NPA ; soit nous risquons d’apparaître comme inconséquents et « opportunistes », dans le mauvais sens du terme, en révisant notre choix pour les régionales..

Dans ce contexte, la non participation aux élections européennes ne nous condamne pas à être des spectateurs impuissants. Mais nous positionne dans notre volonté de ne pas encourager les divisions, comme des acteurs à part entière. Les peuples européens ont faim d’une Europe qui ne soit pas libérale, guidée par les technocrates, d’une Europe qui soit à leur écoute.

Nous avons dit il y a six mois, que nous voulions construire l’unité de toutes les forces de la gauche de la gauche dans la durée. En l’absence de celle-ci, ces élections européennes ne peuvent s’inscrire que dans le court terme.

Nous avons la responsabilité, en tant qu’Alternatifs situés à la « croisée du social et de l’écologique », de faire en sorte que les forces, engagées ou non dans ces élections (NPA, PCF, PG, GU, Fédération) et surtout les militant(e)s non encarté(e)s puissent se réunir à moyen terme.

Nous sommes ensemble dans les luttes, soyons-le dans les débats, dans les meetings en affirmant notre position, en cohérence avec les orientations de notre congrès. Adressons nous à l’ensemble des citoyen(ne)s qui subissent les crises, qui sont attentifs (attentives) aux propositions nouvelles et qui souhaitent l’émergence d’une autre société !

Bien au-delà des militant(e)s, toutes les personnes de gauche et de sensibilité écologiste non encartées regardent effarées ou découragées, et pour le moins déçues, le remake de la division de 2007.

Ce n’est pas en acceptant cette division d’une manière ou d’une autre que nous aiderons à comprendre que le changement se bâtira dans les luttes, dans leur convergence, dans le rassemblement des forces autour d’un projet crédible.

L’enjeu de cette élection est certes important mais le contexte de division de la gauche de la gauche ne favorisera aucune dynamique. Il ne permettra pas une véritable bataille pour la réorientation de l’Europe partant du vécu et de l’expérience de la population.

L’affirmation en actes de notre engagement unitaire dans la durée, sera notre meilleure réponse aux interrogations et à la colère d’une partie grandissante de la population !

Ne participons pas aux élections européennes telles qu’elles se profilent dans la division !

Christiane BATAILLARD (01)

PÉNÉLOPE (26)

Bernard CARON (62)

Yves IMBERT (32)

Jean-Louis LEBOURHIS (92)

Bernard MACRET (38)

Roland MÉRIEUX (75)

Daniel ROMET (07)

Yvette ROSSIGNOL (81)

Pierre SALMERON (75).

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Documents joints



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