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Santé : quel rôle pour les Régions ?

Les compétences des « Régions » en matière de santé sont en plein développement.

Comment adapter ce qui relève des principes acquis de la Sécurité Sociale, notamment la solidarité entre jeunes et vieux, malades et bien portants, un financement hexagonal, centralisé, déterminé en partie par les cotisations selon les moyens de chacun-e, à une maîtrise citoyenne et une politique régionale de santé ?


Actuellement, les Régions ont de faibles compétences en matière de santé. Elles gèrent la formation professionnelle dans le paramédical, ont des représentants dans les ARH (agence régionale de l’hospitalisation) devenu ARS (agence régionale de santé), développent certaines actions et informations de prévention. Les budgets financés par l’impôt local sont faibles.

Les nouvelles ARS concentrent, relaient les décisions des ministres et de l’Etat, mais outre les réformes auront pour objectif de bénéficier de financements des collectivités territoriales.

La « Région » doit donc être en mesure d’analyser les priorités et besoins locaux/régionaux en mesurant la menace des transferts de charges financières.

A coté des institutions dépendantes des ARS (observatoires et autres dans les mains de quelques lobbys et fonctionnaires…), il est nécessaire de créer un Conseil Régional de Santé, ouvert aux usagers, syndicats, comités et collectifs de défense, professionnels de la santé, administratifs, avec un rôle de contre-pouvoir aux ARS, porteur de propositions en lien avec les territoires et les besoins des usagers.

La loi HPST (hôpital, Patient, Santé, Territoire, dite loi Bachelot) planifie l’offre hospitalière régionale et la médecine de ville en énonçant la possibilité pour les régions de participer au financement des maisons médicales. En contestant cette loi, la Région doit proposer une alternative au maillage prévu qui priviélgie la rentabilité financière au détriment des usagers, par la concurrence public/privé et la suppression des structures hospitalières de proximité.

Le rôle de la Région sera donc essentiel pour une répartition des structures de base de proximité dans les zones sous médicalisées, (notamment rurales excentrées), ainsi que le soutien au service public hospitalier.

Les élu(e)s régionaux de gauche représenté(e)s dans les futures instances de direction des hôpitaux publics doivent se faire les avocats d’une politique non marchande, notamment en exigeant l’embauche du personnel soignant nécessaire, proposer une politique de prévention des causes réelles des maladies : pauvreté, conditions de travail, pollutions…

La région doit agir sur les questions touchant au médico-social (personnes handicapées, institutions pour enfants en difficultés ou déficients -IME IM Pro -, Foyer de Vie pour Adultes, Foyer d’Accueil Médicalisés, Maisons d’Accueil pour personnes âgées, médicalisées ou non etc … ), désormais du ressort de la nouvelle ARS (Agence Régionale de Santé, remplaçant l’ARH, agence régionale de l’hospitalisation).. et non plus des Conseils généraux !

La région, peut se saisir du médico-social par le biais des modalités du schéma d’équipement du territoire, et dans le cadre d’autres instances pouvant répondre aux besoins en institutions spécialisées et "équipements" du même type.

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