Tract distribué à la manifestation du 5 décembre 2009 à Paris
Peut-on se réjouir que le nombre de chômeurs indemnisés
n’ait augmenté que de 500 000 personnes au lieu des 700 000 attendus ?
Peut-on accepter les mesures de Martin Hirsch et de Sarkozy
quand elles institutionnalisent la précarité et enferment
dans la misère ?
Au nom de la lutte contre la récession, le patronat et le gouvernement
attaquent le code du travail. Ils accentuent la
précarisation des salariés en obligeant les sans emplois à
devenir une main d’oeuvre corvéable et bon marché.
C’est pourquoi les Alternatifs soutiennent les luttes des chômeurs
et précaires, luttes qui concernent tous les salarié-e-s.
SALARIE-E-S : TOUJOURS PLUS DE PRECARITE
Les chiffres du chômage sont en forte hausse, ils s’accompagnent
d’une explosion de la précarité. Le chômage partiel
a participé au processus de précarisation et de recul des
droits : sacrifice du 13e mois, des jours de RTT, mesures
régressives, comme le prêt de salariés entre entreprises.
La récession a servi de prétexte à des licenciements de
convenance boursière dans de nombreuses entreprises
(notamment dans l’automobile et chez ses sous traitants).
Ces plans de licenciements visibles s’accompagnent d’une
hausse exponentielle des licenciements individuels, parfois
liés à la faillite frauduleuse de patrons voyous (comme chez
Alternativ-Post)…
Le processus de précarisation réduit toujours plus les droits
des travailleurs, à l’image de ce que bien des femmes et des
jeunes subissent déjà, du temps partiel imposé aux stages
sous payés.
CHOMEURS / CHOMEUSES AVEC DES BOUTS D’ EMPLOI
Les nouvelles victimes de la « crise » ont rejoint les rangs de
ces « inemployables », de ces « fainéants « qui subissent la
désorganisation de Pole Emploi.
Celle-ci a permis à l’État de céder au privé ( boites d’intérim
et officines) une partie du suivi et contrôle des chômeurs.
Par ailleurs, le RSA c’est le chômage avec des bouts d’emploi dedans. Il institutionnalise le travail à temps partiel, ne
sort pas les chômeurs de la misère, rogne sur des droits associés
au RMI !(exonérations des impôts locaux..) De même
le « RSA jeunes – de 25 ans » n’est qu’un effet d’annonce, il
ne correspond pas à la réalité : combien de jeunes ont 3 ans
plein de travail ?
CHOMEURS / CHOMEUSES ET SALARIE-E-S CONTRE LA PRECARITE
La lutte des chômeurs affirme le droit pour toutes et tous
à vivre décemment, par des droits élémentaires (santé, revenu,
logement, éducation…).
Des droits qui ne peuvent être niés ou marchandisés.
Participer à la mobilisation des précaires et chômeurs, ou la
soutenir pour assurer son succès c’est :
